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Salaire agent de sécurité : grille et coefficients

La convention collective IDCC 1351 2026 revalorise les salaires minimum de la sécurité privée sur 151,67 heures mensuelles.

  • Grille par coefficient : dix niveaux pour agents d’exploitation (120 à 250), agents de maîtrise (150 à 275) et cadres (positions I à III C), avec hausse progressive de +2,8 %
  • Agent APS coefficient 120 : 1 883,85 € brut minimum (+51,30 € vs 2025), traduisant le niveau de qualification et la mission exercée
  • Primes et majorations : panier (4,48 €/vacation), habillage (10 min/jour), nuit et dimanche (+10 %), jours fériés (+100 %), indemnité cynophile (1,41 €/h)
  • Prime d’ancienneté obligatoire : dès 4 ans (+2 % à +15 %), appliquée au personnel non cadre sur le salaire minimum du coefficient concerné
  • Salaire net réel : agent APS, 1 470-1 490 € sans primes, 1 550-1 700 € avec majorations ; chef de poste, 1 700-1 900 € net

La convention collective IDCC 1351 régit les salaires de toute la sécurité privée française. Depuis le 1er janvier 2026, les minima conventionnels s’appliquent sur une base de 151,67 heures mensuelles pour l’ensemble des entreprises du secteur. Cet article détaille la grille totale par coefficient, les primes légales, les majorations horaires et les facteurs concrets qui permettent de comprendre la rémunération réelle d’un agent de sécurité.

Grille des salaires des agents d’exploitation, employés et techniciens

La grille 2026 couvre dix niveaux pour les agents d’exploitation, employés et techniciens. Voici les minima conventionnels par coefficient, calculés sur 151,67 heures mensuelles :

  • Coefficient 120 : 1 883,85 € brut mensuel (+51,30 € vs 2025)
  • Coefficient 130 : 1 908,54 € (+51,98 €)
  • Coefficient 140 : 1 965,78 € (+53,54 €)

  • Coefficient 150 : 2 039,33 € (+55,55 €)
  • Coefficient 160 : 2 152,09 € (+58,62 €)
  • Coefficient 175 : 2 327,04 € (+63,38 €)
  • Coefficient 190 : 2 502,06 € (+68,15 €)
  • Coefficient 210 : 2 735,99 € (+74,52 €)
  • Coefficient 230 : 2 969,36 € (+80,88 €)
  • Coefficient 250 : 3 202,76 € (+87,23 €)

La hausse progresse avec le coefficient : les profils les plus qualifiés bénéficient des revalorisations les plus importantes en valeur absolue. Chaque montant constitue un plancher impératif.

Grille des salaires des agents de maîtrise et ingénieurs et cadres

Agents de maîtrise : coefficients 150 à 275

Pour les agents de maîtrise, la grille part du coefficient 150 à 2 234,30 € brut (+60,86 €) et progresse jusqu’au coefficient 275 à 3 776,29 € (+102,86 €). Les échelons intermédiaires couvrent les coefficients 160 (2 357,77 €), 170 (2 480,93 €), 185 (2 666,29 €), 200 (2 851,20 €), 215 (3 036,16 €), 235 (3 282,88 €) et 255 (3 529,58 €).

Ingénieurs et cadres : positions I à III C

Les ingénieurs et cadres suivent un système de positions : la position I (coefficient 300) démarre à 2 968,47 €. La position II A (coefficient 400) atteint 3 756,63 €, la II B (coefficient 470) monte à 4 307,92 €. Les positions III A (coefficient 530), III B (coefficient 620) et III C (coefficient 800) culminent respectivement à 4 780,86 €, 5 489,93 € et 6 908,48 € (+188,17 €). Ces deux catégories relèvent de la même grille indiciaire et système de primes propres à leur statut, toujours dans le cadre de la convention collective IDCC 1351 pour une base de 151,67 heures mensuelles.

À quoi correspondent les coefficients en sécurité privée ?

Le système de coefficients traduit directement le niveau de qualification et la mission exercée sur le terrain. Le coefficient 120 est le point d’entrée : il correspond à l’agent APS (agent qualifié titulaire du CQP APS), premier échelon de la profession.

Le coefficient 130 désigne l’agent confirmé ou l’agent de prévention vol en magasin. Le coefficient 140 concerne le chef de poste, l’agent mobile et l’agent SSIAP 1 (sécurité incendie). Le coefficient 150 s’applique aux opérateurs de filtrage, aux agents de sûreté aéroportuaire et aux pompiers d’aérodrome.

À partir du coefficient 160, on entre dans les profils techniques et d’encadrement : techniciens sûreté, SSIAP 2 (chef d’équipe), superviseurs de site. Les coefficients 175 à 250 couvrent les responsables d’exploitation terrain, les chefs de site et les profils à forte technicité. La formation et la certification obtenues conditionnent directement le coefficient attribué dès l’embauche.

Primes, indemnités et majorations horaires en sécurité privée

Primes conventionnelles applicables en 2026

La prime de panier s’élève à 4,48 € par vacation, due dès 6 heures de travail continu (une seule prime pour une vacation de 12h). La prime d’habillage/déshabillage se calcule sur 10 minutes par jour, sur la base du taux horaire du coefficient 140. L’indemnité d’entretien des tenues atteint 8,78 € nets par mois, versée 11 mois sur 12 sur justificatif pour tout agent portant un uniforme obligatoire. L’indemnité cynophile représente 1,41 € par heure de travail effectif de l’équipe homme-chien, réservée aux agents cynophiles.

Majorations horaires : nuit, dimanche et jours fériés

Le travail de nuit (21h-6h) et le travail de dimanche génèrent chacun une majoration de +10 % sur le taux horaire de base. Ces deux majorations se cumulent à +20 % pour les agents qui travaillent la nuit du dimanche. Le travail un jour férié (hors 1er mai) ouvre droit à +100 % ou à un repos compensateur, au choix de l’employeur. Le 1er mai bénéficie d’une majoration légale obligatoire de +100 %, conformément à l’article L.3133-6 du Code du travail.

Prime d’ancienneté et salaire net réel d’un agent de sécurité

La prime d’ancienneté concerne exclusivement le personnel non cadre et se déclenche après 4 ans de présence dans la même entreprise. Elle s’applique en pourcentage du salaire minimum conventionnel correspondant au coefficient de l’agent :

  • 4 ans d’ancienneté : +2 %
  • 7 ans : +5 %
  • 10 ans : +8 %
  • 15 ans : +12 %
  • 20 ans : +15 %

Prenons un exemple concret : un chef de poste au coefficient 140 avec 10 ans d’ancienneté perçoit 1 965,78 € × 1,08 = 2 123,04 € brut minimum, hors primes de panier, habillage et majorations diverses.

Côté salaire net, les cotisations salariales représentent environ 22 à 23 % du salaire brut. Un agent APS au coefficient 120, sur base de 151,67 heures sans primes, perçoit entre 1 470 et 1 490 € nets par mois. Avec les majorations de travail de nuit, de travail de dimanche, la prime de panier et l’indemnité d’habillage, ce même agent touche généralement entre 1 550 et 1 700 € nets. Pour calculer précisément son salaire brut en net, un simulateur dédié permet d’intégrer toutes les variables. Un chef de poste au coefficient 140 avec ancienneté et majorations peut atteindre 1 700 à 1 900 € nets.

Accord triennal et trajectoire salariale sur trois ans

L’accord du 25 septembre 2023 a planifié trois revalorisations successives des minima conventionnels. Les hausses annuelles suivent cette trajectoire :

  • 2024 (+5,0 %) : coefficient 120 à 1 775,87 €, coefficient 140 à 1 854,37 €
  • 2025 (+3,2 %) : coefficient 120 à 1 832,54 €, coefficient 140 à 1 912,24 €
  • 2026 (+2,8 %) : coefficient 120 à 1 883,85 €, coefficient 140 à 1 965,78 €

Sur trois ans, la hausse cumulée atteint +11,4 % pour les agents d’exploitation. Le secteur de la sécurité privée en France pèse environ 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, répartis entre plus de 180 000 salariés et 3 500 entreprises. Les négociations annuelles obligatoires pour 2027 sont en cours.

Comment piloter la masse salariale d’une agence de sécurité avec la grille 2026 ?

Les coûts salariaux représentent en moyenne 80 à 85 % du chiffre d’affaires d’une agence de gardiennage. C’est peu de marge pour absorber une hausse sans anticipation. Pour une agence de 50 agents au coefficient 120, la hausse de 51,30 € brut par mois par agent représente environ 2 565 € de charges salariales supplémentaires par mois hors charges patronales, soit plus de 30 000 € par an.

Ces chiffres illustrent pourquoi l’intégration des nouveaux coefficients en prépaie et la répercussion de la hausse dans les devis clients ne peuvent pas attendre. Anticiper l’impact sur la masse salariale fait partie des réflexes essentiels, au même titre que le suivi des heures supplémentaires. Pour les dirigeants qui s’interrogent sur les niveaux de rémunération à d’autres échelons, le salaire d’un PDG en petite entreprise offre un point de comparaison utile sur les structures de rémunération dirigeante. FIDUCIAL Sécurité a positionné 54 % de ses effectifs au-dessus du coefficient 140, contre une moyenne nationale de seulement 17,5 %, et s’est engagée à ne plus rémunérer ses agents en CDI ou CDD au coefficient 120.

FAQ, Les questions clés sur le salaire en sécurité privée

Quel est le salaire minimum d’un agent de sécurité en 2026 ?

Le salaire brut mensuel minimal d’un agent de sécurité s’établit à 1 883,85 € au coefficient 120 pour 151,67 heures. Ce montant constitue un plancher impératif pour toute entreprise relevant de la convention collective IDCC 1351. Aucun employeur ne peut légalement descendre en dessous de cette grille.

Quel est le salaire d’un agent SSIAP 1 en 2026 ?

Un agent SSIAP 1 relève du coefficient 140, soit 1 965,78 € brut minimum. Avec 10 ans d’ancienneté et des majorations de travail de nuit, son salaire net peut atteindre 1 700 à 1 900 €. La certification SSIAP 1 ouvre ainsi un premier palier de progression significatif par rapport à l’agent qualifié au coefficient 120.

La prime d’ancienneté est-elle obligatoire pour un agent de sécurité ?

Oui. La prime d’ancienneté est obligatoire pour tout le personnel non cadre dès 4 ans de présence dans la même entreprise, quel que soit le type de contrat (CDI ou CDD). Elle progresse par paliers jusqu’à +15 % après 20 ans, calculée sur le salaire mensuel minimum conventionnel du coefficient de l’agent confirmé ou de l’agent cynophile concerné. La formation continue et l’expérience accumulée restent les leviers les plus directs pour progresser vers des coefficients plus élevés, surtout via l’apprentissage du SSIAP 2 ou des spécialisations reconnues par le CNAPS.

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